DiversiScore

Passez vos investissements au crash-test : obtenez une indication de leur diversification entre grandes classes d'actifs, visualisez leurs sensibilités à 8 scénarios économiques et les corrélations utilisées par l'outil. Gratuit · sans connexion bancaire · vos montants restent sur votre appareil.

Gaétan Perron — Conseiller en Investissement Financier, immatriculé ORIAS — GP Conseil & Investissement

1 Votre portefeuille

📝 Exemple pré-rempli — remplacez les lignes ci-dessous par vos propres montants

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Règle n°1 : une enveloppe fiscale (assurance-vie, PER, PEA, CTO) n'est pas une classe d'actif. C'est un contenant. Ce qui compte, c'est ce qu'il y a dedans. Un PEA rempli à 100% de trackers actions se classe en Actions. Une assurance-vie en fonds euro se classe en Obligations. Ne classez jamais une ligne par le nom de votre contrat, mais par ce qu'il contient réellement.

Cash

Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune, PEL, CEL, comptes à terme, fonds/OPCVM monétaires, compte courant ou compte épargne classique.

Obligations

Obligations d'État ou d'entreprises en direct, fonds/ETF obligataires, fonds euro d'assurance-vie ou de PER. Approximation : un fonds euro contient aussi une poche immobilière et parfois actions, mais les obligations y dominent largement selon les assureurs.

Actions

Actions en direct, ETF/trackers actions, OPCVM actions, actions salariés ou stock-options, et foncières cotées (SIIC, REIT). Ce dernier point est contre-intuitif : une foncière cotée se négocie en Bourse au jour le jour et chute avec le marché actions en période de stress — elle n'a pas le comportement d'un investissement immobilier détenu en direct.

Immobilier

SCPI, OPCI, immobilier locatif détenu en direct, parts de SCI, crowdfunding immobilier et obligations privées adossées à un projet immobilier.

Métaux précieux

Or uniquement — physique ou via ETF/trackers. C'est le seul métal ayant un vrai statut de valeur refuge documenté sur longue période.

Matières premières

Argent, platine, palladium, et tous les autres métaux et matières premières industrielles : uranium, cuivre, lithium, terres rares, zinc, nickel, pétrole, gaz, matières agricoles. Malgré des prix parfois élevés (et malgré leur image de "métal précieux" pour l'argent/platine/palladium), leur cours suit largement la demande industrielle (électronique, catalyseurs automobiles), pas une logique de valeur refuge comme l'or.

Cryptomonnaies

Bitcoin, Ethereum, autres cryptoactifs détenus en direct ou via ETP/trackers.

Private Equity

FCPR, FIP, FCPI, club deals, crowdequity (prise de participation au capital — à ne pas confondre avec le crowdfunding en dette, classé en Immobilier ou Obligations selon le sous-jacent).

Managed Futures (CTA) et Hedge Funds (multi-stratégies)

Rares en gestion courante — la plupart des portefeuilles n'auront aucune ligne ici. Concerne certains supports spécifiques d'assurance-vie haut de gamme ou des ETF dédiés.

Cas particulier : les produits structurés

Un produit structuré combine toujours une poche de protection du capital et une poche indexée sur un marché (souvent actions). Son profil de risque dépend fortement de sa formule exacte (barrière, effet mémoire, coupons conditionnels, risque émetteur) — il ne peut pas être correctement assimilé à une seule classe d'actifs dans cet outil. Pour ne pas fausser le résultat, ne l'incluez pas dans le calcul, ou demandez une analyse spécifique.

Résidence principale et crédits

Ne les incluez pas dans DiversiScore. L'outil analyse uniquement votre épargne et vos investissements. La résidence principale, les crédits et l'effet de levier relèvent d'une analyse patrimoniale globale différente de l'objectif de cet outil.

ActifFamilleMontant (€)Poids
Périmètre : saisissez uniquement votre épargne et vos investissements. N'intégrez pas votre résidence principale ni vos crédits.

2 Votre horizon et votre objectif

Ces deux réponses ne modifient jamais votre DiversiScore. Elles servent uniquement à mieux interpréter ce que votre niveau de diversification signifie dans votre situation.

3 Votre score de diversification

0 sur 100
Limite importante : DiversiScore mesure principalement la diversification entre grandes classes d'actifs. Il ne mesure pas complètement la diversification géographique, sectorielle ou monétaire à l'intérieur d'une même poche. Ainsi, deux portefeuilles 100 % actions peuvent obtenir un score proche tout en étant très différents entre un marché national concentré et un portefeuille mondial largement réparti.

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Méthodologie et sources — ce qui est documenté, ce qui est estimé

Le score (0–100)

Le score combine trois dimensions : concentration réelle (35% — le nombre effectif de classes d'actifs détenues, indépendamment de leurs corrélations), décorrélation (45% — le ratio de diversification, qui compare la volatilité que votre portefeuille aurait si chaque actif bougeait indépendamment, à sa volatilité réelle compte tenu des corrélations entre vos actifs), et résistance aux scénarios (20% — l'ampleur de votre pire résultat parmi les 8 scénarios ci-dessus). Cette combinaison évite qu'une toute petite poche très volatile (ex. 1% de crypto sur un portefeuille à 99% cash) ne fasse paraître un portefeuille bien plus diversifié qu'il ne l'est réellement — un défaut du seul ratio de décorrélation, corrigé depuis.

Précision importante sur la concentration : ce score ne récompense pas l'accumulation de classes d'actifs. Au-delà de 5 classes effectives (c'est-à-dire réellement représentées, pas juste une ligne symbolique), ajouter d'autres familles n'apporte plus aucun point sur cette composante — la diversification par simple répartition est alors considérée comme pleinement acquise. Les familles supplémentaires peuvent en revanche continuer à améliorer (ou dégrader) les deux autres composantes du score, la décorrélation et la résistance aux scénarios.

Note méthodologique : une première version de cet outil basait le score uniquement sur le nombre de familles détenues (indice de concentration HHI). Une deuxième version est passée au seul ratio de diversification, plus fidèle aux corrélations réelles mais insensible à la concentration pure. Le score composite actuel combine les deux, plus la résistance aux scénarios.

Horizon et objectif : les réponses saisies dans la section 2 ne participent jamais au calcul du score. Elles servent uniquement à contextualiser le texte affiché autour du résultat.

Limite de périmètre : le score porte sur la diversification entre grandes classes d'actifs. Il ne quantifie pas entièrement la concentration géographique, sectorielle ou monétaire à l'intérieur d'une même classe. Il n'intègre pas non plus la résidence principale, les crédits ou l'effet de levier.

Ce qui s'appuie sur des données documentées

  • Actions / Obligations : corrélation négative dominante entre 2000 et 2020, mais cette relation s'est inversée en période de forte inflation (1966-1974, 1977-1980, puis 2022) — les deux classes d'actifs peuvent alors chuter ensemble. Sources : Morningstar, Groupama AM (2023).
  • Or / Actions : historiquement proche de zéro, avec un rôle de valeur refuge démontré en 2008 (or +8,1% quand le CAC 40 perdait plus de 42%) et en 2011 (or +20% quand les actions perdaient jusqu'à 24%). Cette corrélation s'est toutefois nettement resserrée depuis fin 2025 (environ 0,6 avec le CAC 40), un régime inédit depuis 2008-2009. Sources : Gold.fr, Bourse Inside (2026).
  • Bitcoin / Actions : quasi nulle avant 2020, montée progressive à 0,4-0,6 depuis, avec des pics au-delà de 0,8 en période de stress de marché, particulièrement depuis l'approbation des ETF Bitcoin spot en janvier 2024. Sources : CME Group, Yahoo Finance/CME Economics Research (2025).
  • Private Equity : la corrélation affichée est structurellement sous-estimée du fait du lissage des valorisations trimestrielles — le risque économique réel est plus proche de celui des actions cotées que ne le suggère la statistique brute (cohérent avec les travaux de Phalippou).
  • Managed Futures (CTA) vs Actions : corrélation moyenne sur cycle complet non significativement différente de zéro, confirmée par une étude académique comparant trois indices CTA composites (Barclay, CISDM, CSFB) au S&P 500 et au Russell 2000 sur longue période (entre -0,26 et +0,13 selon les fonds étudiés). Ce zéro moyen coexiste avec une « crisis alpha » documentée spécifiquement en période de stress de marché : le Barclay CTA Index a gagné environ 14% en 2008 quand le S&P 500 perdait 37%, et le SG Trend Index a gagné environ 27% en 2022 quand le S&P 500 et les obligations chutaient simultanément — un comportement ponctuel de crise, distinct de la corrélation moyenne utilisée dans le calcul du score (voir l'encart dédié sous le tableau des scénarios). Sources : Schneeweis, Spurgin & Szado (CME/SSRN), Ryan O'Connell CFA, The Hedge Fund Journal, AlphaWeek CTA Index Performance Review (2026).
  • Managed Futures (CTA) vs Immobilier et Private Equity : aucun coefficient de corrélation publié n'existe pour ces paires sur longue période — trop peu étudiées dans la littérature académique. La valeur retenue (-0,10, plutôt que 0) s'appuie sur un épisode documenté plutôt que sur un coefficient calculé : entre août 2007 et décembre 2008, le Barclay CTA Index (BTOP 50) a gagné environ +17,7% pendant que l'indice REIT mondial (S&P/Citigroup World REIT) perdait environ -47,2% et l'indice Private Equity buyout (LPX) perdait environ -70,4%. C'est une inférence à partir d'un seul épisode de divergence extrême, pas une moyenne statistique sur cycle — le niveau de preuve est donc plus faible que pour la paire Actions ci-dessus. Source : CME Group / Lintner Revisited — A Quantitative Analysis of Managed Futures Strategies.
  • Hedge Funds (multi-stratégies) : contrairement aux managed futures, l'indice large HFRI reste largement corrélé aux actions car la majorité des stratégies (long/short equity notamment) conservent une exposition nette au marché — souvent décrit dans la littérature comme « peu plus qu'une exposition actions repackagée ». Traité ici comme une famille à part car son profil diffère nettement des CTA, malgré la confusion fréquente entre les deux. Source : The Hedge Fund Journal (2026).
  • Volatilités utilisées dans le ratio de diversification : ordres de grandeur long terme largement documentés (actions ≈16%, obligations ≈6%, or ≈15%, cryptomonnaies ≈60% — cohérent avec un bêta de 3 à 4 fois celui des actions —, hedge funds ≈7%, soit environ trois fois moins volatils que les actions sur la période 1993-2010 selon le Hennessee Group). Pour l'immobilier et le private equity, une volatilité « non lissée » est retenue plutôt que la volatilité affichée dans les valorisations trimestrielles, pour éviter de sous-estimer artificiellement leur risque réel.
  • Immobilier (SCPI) : volatilité affichée très faible (≈4%) du fait de l'absence de cotation quotidienne, contre ≈18% pour les actions et ≈27% pour les foncières cotées sur 30 ans. Une volatilité « non lissée » de 8% est retenue ici plutôt que le chiffre affiché, pour la même raison que le Private Equity. Corrélation aux actions confirmée comme faible à court terme. Source : IEIF (1987-2017), 2nd Market (2026).

Ce qui reste une estimation pédagogique

Les autres coefficients de corrélation, ainsi que l'ampleur précise des 8 scénarios économiques (krach, inflation, stagflation...), sont des ordres de grandeur construits pour rester cohérents avec les épisodes historiques ci-dessus, mais ne sont pas individuellement sourcés chiffre par chiffre. Un scénario économique futur ne peut par nature pas être « sourcé » — seuls des épisodes passés peuvent servir d'ancrage. Ces chiffres ne constituent ni une prévision, ni un conseil personnalisé.

Sur les cryptoactifs

Les informations relatives aux cryptoactifs sont fournies à titre pédagogique, dans le cadre d'un outil d'auto-évaluation à usage personnel. Ce sujet se situe hors du périmètre réglementé de conseiller en investissement financier (CIF) de Gaétan Perron.

Cet outil est un support pédagogique d'auto-évaluation. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de la réglementation applicable aux CIF. Les résultats dépendent des hypothèses ci-dessus, qui peuvent ne pas correspondre à l'évolution réelle des marchés.